Le printemps des poètes au CDI
Venez découvrir les textes poétiques écrits par les différentes classes pendant le printemps des poètes 2009 !!
En 4ème....
Les centons :
Créer un poème personnel à partir de poèmes existants.
Poèmes d'origine :
Les mouettes A.Chedid
Le ciel est par-dessus le toit... P.Verlaine
L'illettré A.Robin
Et un sourire P.Eluard
Emportez-moi H.Michaux
La source T.Gautier
Le jardin de Grignon R.G Cadou
En forêt G. Nouveau
La mort des oiseaux F.Coppée
Le cygne S.Prudhomme
Quelques poèmes d’élèves :
Le reflet de la lune
Dans le velours trompeur de la neige
Les arbres tournaient lentement en moi.
Au bout du chagrin, une fenêtre ouverte.
Comme au milieu d’un rêve,
Pour atteindre le ciel
Un arbre par-dessus le toit.
De la lune dans les bois.
Elle murmure : « Oh ! Quelle joie ! »
Il y a toujours puisque je le dis
Son âme calme et ses pâleurs amies. C.
Mélange
Emportez-moi sans me briser, dans les baisers.
Le ciel se mire à mon miroir.
A ma coupe l’oiseau s’abreuve,
Peut-être deviendrai-je un fleuve.
Le soir au coin des bois, j’ai pensé bien des fois :
« Mon dieu , mon dieu la vie est là »
Dans le gazon d’avril, où nous allons courir,
Sur les tapis des paumes et leurs sourires,
Est-ce que les oiseaux se cachent pour mourir ? S.
Emportez-moi, ou plutôt enfouissez-moi
Emportez-moi sans me briser, dans les baisers
Epinglés sur son coeur.
Désir à combler, faim à satisfaire.
Je lisais ce qui ne se lit pas.
C'est comme un noir silence qui bruit
Et le goût de l'oubli. C.
Est ce que les oiseaux se cachent pour mourir,
Dans les corridors des os longs et des articulations ?
Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,
C'est l'heure froide où dorment les vipères.
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte.
Un arbre par dessus le toit
Dans la forêt, ici blanche et là brune,
Et le goût de l'oubli. A.
La forêt des rêves
Dans la forêt étrange c'est la nuit.
Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,
le cygne chasse l'onde avec ses larges palmes,
De l'ombre entre les tempes.
Et, sous des yeux d'étoile épanouie,
dans les corridors des os longs et des articulations.
Je broderai de mon écume,
un coeur généreux
A travers ce feuillage,
dans la troupe des feuilles mortes,
Qui versent, avec un sourire de miel,
la verte étoile d'un étang. L.
Pendant les tristes jours de l'hiver monotone,
sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,
Dans une vieille et douce caravelle,
Si bleu, si calme,
Il y a toujours un rêve qui veille,
Pour atteindre le ciel.
De la lune dans les bois,
et, sous des yeux d'étoile épanouie,
Le goût de l'oubli.
Comme pour s'en aller bien loin. O.
La forêt sauvage
Allègrement l'eau prend sa course.
A travers ce feuillage,
La forêt chante avec un bruit de pluie.
La froide racine du roseau.
Pleurant sans cesse,
Dans le velours trompeur de la neige.
De la lune dans les bois.
La nuit n'est jamais complète. D.